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Truck & Business Barometer: l'herbe plus verte ailleurs

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La deuxième livraison de notre Baromètre pour l'année 2013 se distingue par une nette remontée de l'indice de confiance des transporteurs belges. Remontée due à une légère progression de l'activité, mais surtout à un espoir d'une véritable sortie de crise. Reste à voir si l'économie belge en profitera...

Les premiers signes de la reprise des volumes de transport étaient déjà perceptibles à la fin du printemps (confirmés notamment par les chiffres de la LKW-Maut en Allemagne), mais la dernière semaine d' août et les premières semaines de septembre ont heureusement permis de le confirmer : la demande en transport a progressé par rapport à la même période de 2012.

Progression des volumes

Comme le montre le premier graphique, le retournement de situation est même spectaculaire, puisque la proportion d’entreprises qui se réjouissent d’un volume d’activité supérieur aux attentes passe en un an de 11,5 % à presque 36 %. A l’inverse, la proportion d’entreprise qui se plaignent de volumes inférieurs aux attentes chute de 51 et 55 % (2011 et 2012) à un tout petit peu plus de 20 %.
Cette nette amélioration ne s’accompagne cependant pas encore d’une progression parallèle des prix de vente. Il est de plus en plus difficile de faire passer les augmentations de tarifs nécessaires pour maintenir une rentabilité acceptable. La question ici posée était de savoir sur quel pourcentage du chiffre d’affaires les prix étaient considérés comme corrects. Le résultat s’établit à 45 %, le solde se répartissant de manière à peu près égale entre les volumes d’affaires qui ont fait l’objet d’un refus d’augmentation et ceux pour lesquels les transporteurs ont dû accepter une baisse de tarif.

Pour les semaines à venir, et malgré des volumes de transport espérés en hausse, peu de transporteurs vont demander de nouvelles hausses de tarif pour 2014 : 54 %, les autres déclarant explicitement qu’ils n’osent pas demander d’augmentation (hors application de la clause diesel). Ce chiffre est le plus élevé que nous ayons eu à noter depuis des années.

Dans ce contexte, on ne s’étonnera pas d’apprendre que 46 % des transporteurs s’attendent à voir leur rentabilité chuter légèrement en 2013. Ils ne sont que 26,4 % à estimer que leur rentabilité s’améliorera.

L’effectif chauffeurs au second plan

La hausse attendue des volumes devrait également avoir un impact sur la situation du personnel chauffeurs. C’est exactement le contraire qui se produit ! Par rapport à l’an dernier, où une majorité (75 %) des transporteurs estimaient devoir faire face à une pénurie de chauffeurs dans les mois à venir, ils ne sont plus aujourd’hui que 36 % à le penser. Il faut y voir les conséquences de la poursuite du mouvement de délocalisations en transport international : plus d’un quart des transporteurs sondés déclarent qu’ils vont continuer à réduire la taille de leur flotte en Belgique et 24 % qu’ils envisagent de poursuivre leur délocalisation. Un commentaire résume un peu la situation. Il émane pourtant d’un transporteur qui défendait le ' pavillon belge’ avec fierté jusqu’il y a peu : « La Belgique, pour nous, c’est du passé. Nous nous y éteignons à petit feu pour relocaliser nos activités en Europe centrale. Ce phénomène s’accélérera lorsque nous aurons aussi déplacé le back-office là-bas. En Belgique, il ne restera qu’un service front-office et quelques commerciaux. »

Retour de la confiance

Sur le plan des investissements par contre, les perspectives s’annoncent un peu moins moroses. Plus d’un transporteur sur trois est prêt à reprendre des investissements d’extension de flotte et 43 % des transporteurs maintiennent un plan de renouvellement normal. La proportion des transporteurs qui envisagent une réduction globale de leur flotte grimpe pourtant à 15 % (à comparer aux 11,9 % notés en septembre 2012). Le solde entre les extensions et les réductions de flotte redevient cependant positif pour la première fois depuis longtemps. A noter encore : une légère baisse du recours à la sous-traitance, qui passe en un an de 26,1 % à 22 % (alors même que la recherche d’un bon sous-traitant est de plus en plus difficile et que bon nombre de firmes internalisent à nouveau une partie de leurs activités de traction, comme Ewals Intermodal ou Staro-Trans).

En fin de compte, c’est l’indice de confiance qui surprend le plus dans un contexte qui se redresse très lentement : de 5,25 en mars, il passe à 6,1 en septembre, soit un niveau que l’on n’avait plus connu depuis septembre 2008 et mars 2010. Objectivement, il serait regrettable que cette confiance retrouvée soit davantage liée à un exil opérationnel qu’à de réelles perspectives de croissance, mais on ne peut l’exclure tout à fait…


30/09/2013  |  Claude Yvens
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