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Transport Vermeulen: service garanti sur l'Autriche

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Bien faire ce que les autres ne veulent plus faire, telle a été la recette qui a permis à Transport Vermeulen d'atteindre sa taille actuelle. Dans son cas, c'était l'Autriche et ses passages de frontière difficiles. Les frontières se sont ouvertes, mais la spécialisation est restée.

La société Transport Vermeulen a débuté ses activités en 1981 et s' est rapidement tournée vers l' Allemagne et l’Autriche. « Avec un seul véhicule au début, et en sous-traitance comme beaucoup, mais nous avons réussi rapidement à travailler en direct pour des sociétés belges qui exportent vers l’Autriche.

Un peu de tout

A l’époque, cette ligne n’était pas très populaire auprès des transporteurs belges à cause des passages de frontière difficiles entre l’Allemagne et l’Autriche. Nous avons réussi à bien maîtriser le système douanier, et nous nous sommes même spécialisés sur l’Autriche quand d’autres avaient tendance à abandonner ce marché. », explique Stan Vermeulen.

Vermeulen a donc repris des trafics abandonnés par d’autres et a équilibré son portefeuille de clients au sein d’un système de navettes : le principal d’entre eux représente moins de 10 % du chiffre d’affaires, quelques clients pèsent pour 6 à 7 % et le reste moins de 5 %. Les bourses de fret sont très rarement mises à contribution, même pour les frets de retour.

Ce portefeuille représente également de très nombreux secteurs d’activité. « Nous transportons tout ce qui est emballé, en fret conventionnel ou sous température dirigée », poursuit Stan Vermeulen.

Aujourd’hui, Vermeulen est l’un des seuls à pouvoir garantir chaque jour une livraison jour C dans toute l’Autriche, ce qui lui confère un positionnement unique sur le marché. « Même les grands expéditeurs ont du mal à garantir ce service avec des départs chaque jour », se réjouit Stan Vermeulen. Certes, Vienne est atteinte en 26 heures, mais les coins les plus reculés derrière Graz ou Klagenfurt représentent un autre défi quand on met un point d’honneur à respecter les temps de conduite et de repos.

Stabilité en Belgique

En 2013, il est impossible de maintenir un tel service sur longue distance avec une flotte 100 % belge. Vermeulen n’échappe pas à la règle et a donc fondé une filiale en Slovaquie en 2006. « Nous n’avons licencié aucun chauffeur belge à cause de cette filiale, indique Stan Vermeulen. En 2008, nous avions toujours 12 véhicules en Belgique et deux chauffeurs belges ont arrêté leur carrière cette année-là. Les dix autres chauffeurs belges sont toujours là et y resteront. Je l’ai dit clairement aux chauffeurs en 2006. Evidemment, c’était en période de haute conjoncture, mais je tiens parole. J’ai besoin de mes chauffeurs belges, même si mes chauffeurs slovaques nous ont été bien nécessaires pour passer sans encombre la crise de 2008/2009. »

Il faut dire que ces Slovaques travaillent dans d’excellentes conditions. Bratislava est à quelques dizaines de kilomètres de Vienne, et ils sont donc de retour chez eux chaque semaine, sans navettes en minibus à organiser. Ce qui permet à la filiale slovaque (un bureau, un salarié et un parking) de se concentrer sur les aspects opérationnels.

A l’époque, une autre décision a été cruciale pour l’avenir de l’entreprise : la création d’une division expédition. « Le potentiel de croissance n’était plus suffisant sur le seul marché autrichien, poursuit Vermeulen. Les activités d’expédition nous ont permis des économies d’échelle indispensables. Nous ne pouvons évidemment pas proposer les mêmes temps de transit dans de grands pays comme l’Allemagne ou la France que ce que nous faisons en Autriche, et nous nous spécialisons donc là aussi sur des lignes bien précises, projet par projet. Nous avons par exemple une ligne entre la Suède et la Belgique et une ligne entre la Belgique et le Portugal. En ce qui concerne l’Autriche, par contre, c’est notre propre flotte qui est impliquée dans 99 % des cas. » Vermeulen représente donc l’exemple-type de l’entreprise qui a pu stabiliser l’activité belge grâce à la croissance qu’elle enregistrait ailleurs.

D’Euro 6 à Euro 5

L’Autriche est l’un des seuls pays à favoriser les Euro 6 dans le cadre de sa taxe kilométrique. Vermeulen a donc été l’un des premiers à commander des Euro 6, comme l’explique Stan Vermeulen : « Nous avons commandé nos premiers nouveaux Actros Euro 6 en novembre 2011, et ils nous ont été livrés en mars et en avril 2012. Il y avait une certaine prise de risque à l’époque, une forme d’anticipation par rapport aux futurs tarifs de la LKW-Maut en Allemagne. Sur le strict plan de la consommation, un nouvel Actros Euro 5 aurait été encore plus avantageux. Nous avons donc commandé dix autres véhicules, mais en version Euro 5 cette fois. Il faut dire qu’un de nos tracteurs roule 700 km en Allemagne à chaque trajet et 90.000 km par an dans le pays. » Et que les promesses du ministre allemand des transports Peter Ramsauer de différencier de manière ' significative’ les tarifs Euro 5 et Euro 6 ne se concrétiseront pas avant les prochaines élections fédérales allemands en octobre…

L’arrivée de véhicules de la nouvelle génération a permis de générer une économie de consommation de 3 litres aux 100 km, qui contrebalance une différence de prix à l’achat qui atteint tout de même les 10.000 EUR. Un gain spectaculaire, mais qui ne va pas de soi. « Chaque chauffeur a été spécifiquement formé pour son nouveau véhicule et nous activons au fur et à mesure les différentes fonctions de suivi de la conduite que permet l’informatique embarquée FleetBoard », explique encore Stan Vermeulen, qui se rappelle encore les débuts difficiles de l’informatique embarquée il y a des années : « On a quand même perdu des chauffeurs à l’époque qui ne voulaient pas être tout le temps surveillés. »


Vermeulen en bref

* activités : transport de marchandises conventionnelles
* spécialité : Autriche
* flotte : 23 tracteurs Mercedes-Benz Actros, 30 semi-remorques (bâches et frigo) Renders et Humbaur
* entretien : contrats d’entretien sur 1.000.000 km (sauf pneus)
* informatique embarquée : FleetBoard sur les nouveaux véhicules + Transics Quattro

15/07/2013  |  Claude Yvens

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