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Transport & Environment / EAA : une vision de cabine plus sûre

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En pleine discussion sur la révision de la directive ‘poids et mesures’, l’association environnementale Transport & Environment a commissionné un bureau d’étude allemand (FKA Automotive Research) et la European Aluminium Association (EAA) pour développer un nouveau concept de cabine de poids lourd allongée de 80 cm pour en améliorer l’aérodynamisme et y intégrer des systèmes de protection passive.

La directive 96/53 a enfermé les concepteurs de cabines dans une forme cubique, très néfaste pour la consommation. La réduction de la consommation devenant une priorité absolue pour réduire le CO2, la Commission semble prête à proposer une révision de la directive qui allongerait les dimensions maximales au profit de la consommation et de la sécurité. 

Allongement à l’avant

De l’étude commanditée par T&E, il ressort qu’un allongement de 80 cm à l’avant de la cabine (des variantes de 40 et de 120 cm ont aussi été testées) permettrait à la fois d’économiser du carburant et d’augmenter la sécurité. Dans ce cas de figure, l’empattement est allongé de 40 cm et le poids supplémentaire n’est que de 10 kg, grâce à l’utilisation de matériaux légers.

L’avant des cabines serait courbé, afin de limiter l’impact des collisions frontales. Il intègrerait des zones d’absorption d’énergie utilisant largement l’aluminium (d’où l’implication d’EAA) et des systèmes anti-encastrement pour les usagers faibles. Toujours sur la plan de la sécurité, un pare-brise descendant plus bas permettrait d’augmenter l’angle de vision du chauffeur et de réduire d’autant l’angle mort à l’avant du véhicule.

En ce qui concerne la consommation, la face avant plus aérodynamique réduirait la résistance à l’air de 12 %. Sur un ensemble routier de 40 tonnes, cela équivaudrait à une réduction de la consommation de 5 %.

Des études menées par Daimler avaient conclu que l’allongement des cabines à l’avant aurait un impact moindre qu’un allongement des semi-remorques à l’arrière sur le seul plan de la consommation. Mais elles ne portaient pas sur les aspects sécuritaires.

En imaginant que la directive 96/53 soit revue dans le sens préconisé par T&E (qui n’est par ailleurs pas opposé à l’utilisation de dérives aérodynamiques à l’arrière des véhicules), quelle serait la réaction du marché ? Les constructeurs devraient concevoir des cabines neuves de A à Z (il ne suffit pas d’ajouter une zone de 80 cm à l’avant d’une cabine actuelle, sinon l’impact positif sur l’angle mort est nul), quelques années à peine après avoir présenté leurs cabines de nouvelle génération (Actros, nouveau FH chez Volvo etc…).

Quel retour sur investissement ?

Selon T&E, le surcoût d’une telle cabine ne serait que de 400 EUR. Pas sûr que les constructeurs de poids lourds s’accordent sur ce chiffre… Pour les clients, ces nouvelles cabines coûteront plus cher… mais garantiraient une économie de carburant de 1500 EUR par an. Elles ne seraient pas obligatoires… à moins que leurs clients ne les imposent à leurs transporteurs… Le débat est donc loin d’être clos.

23/03/2012  |  Claude Yvens
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