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Marché belge: rebond attendu en 2013 + bilan des marques en 2012 (UPDATE)

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Les immatriculations de poids lourds sont en baisse depuis un an et demi en Europe, et la Belgique n'échappe pas à la règle. Pour 2013, le marché devrait cependant progresser légèrement grâce à l'anticipation de la norme Euro 6.

Depuis que la crise financière a fait sentir ses effets en 2011, le marché européen du poids lourd a chuté de 10,6 %. Ce recul a commencé à se faire sentir à partir de janvier 2012 et pourrait s' accentuer à partir des chiffres de novembre (pas encore disponibles au moment de notre bouclage). Aux effets de la crise (et au ralentissement des investissements qui s' en suit) s’ajoute en effet l’effet pervers de la nouvelle réglementation européenne sur les certificats de conformité.

L’effet pervers des CoC

Depuis le 1er novembre, tous les poids lourds qui subissent une modification par rapport à la version ' usine’ doivent obtenir un certificat de conformité dit ' de deuxième phase’ (CoC). C’est le carrossier (considéré comme un ‘constructeur’ quand il a obtenu un Certificat de Production – CoP) qui effectue ces démarches. Un certain délai est nécessaire pour obtenir le CoC, variant d’un pays à l’autre. Les chiffres d’immatriculation du mois d’octobre montrent que tout a été fait pour immatriculer un maximum de véhicules avant l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.
Cela a été particulièrement le cas en Belgique, où le SPF Mobilité centralise tous les dossiers, avec des retards d’immatriculations qui peuvent aller jusqu’à 4 mois. Les immatriculations d’octobre ont donc été particulièrement bonnes… et celles de novembre particulièrement basses. Le SPF Mobilité a heureusement développé un nouvel outil internet (iFast) pour accélérer la délivrance des CoC, outil qui sera présenté au salon Truck & Transport 2013.

Perspectives à court terme

Comme le montre le graphique (pdf), les immatriculations belges ont cette fois anticipé le mouvement à la baisse des immatriculations en Europe. La capacité de rebond du marché belge dépendra de plusieurs facteurs. Le principal tient à la reprise économique. Les chiffres les plus pessimistes (ceux de l’OCDE) tablent sur une progression de l’économie belge de 0,5 % en 2013, après un recul de 0,1 % en 2012. La Banque Nationale table de son côté sur + 1,4 %. Quoi qu’il en soit, 2013 devrait être meilleur que 2012 sur le plan de l’activité économique. Il reste à voir si cette légère embellie se traduira par un regain de confiance des utilisateurs de poids lourds.

Les autres facteurs structurels sont relativement positifs pour le marché en 2013. D’une part, le marché de l’occasion reste sain, au contraire de ce qui s’était passé en 2009. D’autre part, c’est à partir de 2013 que les nombreux véhicules immatriculés en 2006, 2007 et 2008 commenceront à devoir être remplacés. C’est particulièrement le cas pour les tracteurs.

L’effet Euro 6

Le dernier facteur qui soutiendra le marché est lié à l’arrivée de la norme Euro 6. Pour rappel, il s’agit d’une nouvelle (et probablement dernière) étape dans la dépollution de l’air rejeté par les poids lourds. La mauvaise nouvelle tient au supplément de prix que cette solution impose (combinaison de l’EGR et du SCR chez tous les constructeurs sauf Iveco), supplément de prix qui va de pair avec le lancement de nouveaux modèles en 2012 et 2013 chez tous les constructeurs (sauf Scania).

La bonne nouvelle, c’est que les ingénieurs ont réussi à maintenir la consommation de leurs modèles Euro 6 au même niveau que celui des moteurs Euro 5, voire de l’abaisser encore un peu. D’une manière générale, les frais d’entretien sont en baisse, ce qui devrait se refléter dans les tarifs des contrats d’entretien.

Enfin, le choix entre un Euro 5 et un Euro 6 peut être influencé par un avantage tarifaire accordé aux Euro 6 dans le cadre des péages et autres taxes kilométriques. L’Allemagne (LKW-Maut) et la France (Ecotaxe) favoriseront les Euro 6, mais la différence de tarif n’est pas encore connue. Aucune information n’a par contre filtré sur un incitant similaire dans les trois régions belges qui introduiront leur propre taxe kilométrique, au plus tôt en 2016. Etant donné que la durée d’utilisation des poids lourds a tendance à s’allonger, il est néanmoins très probable que les Euro 6 bénéficieront d’un avantage avant la fin de leur première vie économique.

On s’attend néanmoins à ce que l’arrivée de la norme Euro 6 ait le même effet que l’introduction du tachygraphe digital : des achats anticipés en 2013, suivis d’une baisse un an plus tard. Selon les marques, on estime ce ‘rally’ à 5 ou 10 %. Raison de plus pour étudier l’offre Euro 5 et Euro 6 des sept constructeurs à Truck & Transport 2013…

> Détails dans le PDF ci-dessous.


Le bilan des marques en 2012
DAF reste en tête du marché belge en 2012

DAF - numéro 1


530 porteurs (+84) / 1140 tracteurs (-268)

DAF a réussi à conserver sa première place en maintenant se sparts de marché à un niveau extrêmement élevé en tracteurs et en gagnant des parts de marché en porteurs. C' était son objectif depuis deux ans, mais ce n' est qu’en 2012 qu’il a commencé à se réaliser, quel que soit la classe de tonnage. Le seul domaine où DAF n’a pas progressé est celui des porteurs multi-essieux. Il reste toutefois du travail pour retrouver le taux de pénétration qui était encore celui de DAF il y a cinq ans.

Porteurs de 6 à 16 tonnes : de 8,8 à 12.4 %
Porteurs de 16 à 19 tonnes : de 10 à 12.6 %
Porteurs 19 tonnes : de 21,5 à 27 % (1er)
Porteurs de plus de 19 tonnes : de 13.3 à 13.3 %
Porteurs (total) : de 9.8 à 12.8 %
Tracteurs : de 26,3 à 26.4 % (1er)

Iveco – numéro 7

578 porteurs (-53) / 235 tracteurs (+27)

Iveco repasse la barre des 5 % en tracteurs, après une année catastrophique en 2011. Son point fort reste cependant les porteurs légers et mi-lourds. La marque italienne y recule dans les mêmes proportions que le marché et maintient donc sa part de marché. La situation est toutefois contrastée entre l’Eurocargo, qui recule de trois points, et les autres modèles, qui ont plutôt progressé. On peut également signalé que les versions légères du Daily se sont vendues à 1198 exemplaires en 2012 (contre 1412 exemplaires en 2011).

Porteurs de 3,5 à 6 tonnes : de  17,4 à 21.1 % (3e)
Porteurs de 6 à 16 tonnes : de 28,2 à 25.1 % (1er)
Porteurs 19 tonnes : de 9,5  à 14.6 %
Porteurs de plus de 19 tonnes : de 5,9  à 6.2 %
Porteurs (total) : de 13,9 à 13.9 %
Tracteurs : de 3,9 à 5.4 %

MAN – numéro 4

729 porteurs (-99) / 687 tracteurs (-217)

Il s’en est fallu de peu… L’an dernier, MAN talonnait Mercedes de 17 unités, cette année l’écart n’est plus que de … 2 véhicules entre Stuttgart et Munich. MAN perd pourtant un point de pénétration en moyenne, principalement à cause des gammes légères et moyennes et des tracteurs. Sur son bastion traditionnel (les multi-essieux), MAN retrouve même les 25 % de parts de marché qu’il possédait en 2010.

Porteurs de 6 à 16 tonnes : de 18,6 à 17.4 % (3e)
Porteurs de 16 à 19 tonnes : de 27 à 17.7 % (2e)
Porteurs 19 tonnes : de 16,7 à 9.9 %
Porteurs de plus de 19 tonnes : de 24,8 à 25.2 % (1er)
Porteurs (total) : de 18,3 à 17.6 % (2e)
Tracteurs : de 16,9 à 15.9 % (3e)

Mercedes – numéro 3

827 porteurs (-195) / 591 tracteurs (-136)

Mercedes-Benz perd une place au classement général et sauve de justesse sa troisième place. La situation n’est toutefois pas aussi mauvaise que cela. Il n’y a pas eu cette année d’effet ' commande massive’ pour le Sprinter, tandis que les grosses commandes pour le nouvel Actros (chez Jost et Fockedey notamment) commencent à peine à se faire sentir au niveau des immatriculations. L’Atego reprend un peu du poil de la bête face à l’Eurocargo et les versions lourdes des porteurs Actros ont progressé.

Porteurs de 3,5 à 6 tonnes : de 58,7 à 37.1 % (1er)
Porteurs de 6 à 16 tonnes : de 21,9 à 23 % (2e)
Porteurs de 16 à 19 tonnes : de 13 à 10.1 %
Porteurs 19 tonnes : de 14,4 à 20.4 % (2e)
Porteurs de plus de 19 tonnes : de 12 à 14.1 %
Porteurs (total) : de 22,6 à 19.9 % (1er)
Tracteurs : de 13,6 à 13.7 %

Renault Trucks – numéro 6

256 porteurs (-83) / 258 tracteurs (-115)

Année difficile pour la marque française, juste avant la mise en route de la nouvelle organisation avec Volvo Trucks. Renault Trucks, avec la gamme la plus ancienne du marché, n’a réussi à progresser que sur un seul segment mais a reculé partout ailleurs.  A ce niveau de ventes, le réseau Renault Trucks ne peut guère compter que sur le Master pour augmenter la population de véhicules par concessionnaire, mais les chiffres de Febiac ne permettent pas de savoir combien de master sont vendus par son entremise. L’année 2013 sera cruciale pour la marque.

Porteurs de 3,5 à 6 tonnes : de 4,3 à 5.5 %
Porteurs de 6 à 16 tonnes : de 7,3 à 7.4 %
Porteurs de 16 à 19 tonnes : de 11,5 à 15.8 % (3e)
Porteurs 19 tonnes : de 15,8 à 4 %
Porteurs de plus de 19 tonnes : de 5,6 à 4.2 %
Porteurs (total) : de 7,5 à 6.2 %
Tracteurs : de 7 à  6 %

Scania – numéro 5

291 porteurs (-94) / 512 tracteurs (-144)

La marque suédoise retombe sous la barre des 10 % en ayant perdu des parts de marché tant en porteurs qu’en tracteurs. Il est loin le temps où Scania était numéro un en tracteurs… Avec le temps, Scania s’est d’ailleurs retiré du marché en-dessous de 19 tonnes, où son taux de pénétration est désormais résiduel. Cette perte n’est cette fois pas compensée par une quelconque progression en plus de 19 tonnes. La fermeture de deux filiales à Bruges et à Malines montre à quel point des chiffres d’immatriculation en baisse pèsent sur la rentabilité d’un réseau.


Porteurs de 16 à 19 tonnes : de 6,7 à 2.5 %
Porteurs 19 tonnes : de 5,1 à 4.7 %
Porteurs de plus de 19 tonnes : de 19,5 à 15.7 % (3e)
Porteurs (total) : de 8,5 à 7 %
Tracteurs : de 12,2 à 11.8 %

Volvo Trucks – numéro 2

677 porteurs (+7) / 902 tracteurs (-175)

2012 aura été une bonne année pour Volvo Trucks en Belgique. Volvo Trucks retrouve de ce fait la 2e place au classement général. En tracteurs, la marque a retrouvé son niveau traditionnel de 21 %, et elle a bien progressé en porteurs. Si le FL a une nouvelle fois perdu des plumes, le FE a par contre obtenu des résultats exceptionnels dans le seul segment du marché qui a progressé en 2012 (de 16 à 19 tonnes). La gamme chantier a par ailleurs réussi à maintenir ses 21 % de pénétration, après une progression de 7 points en 2011.

Porteurs de 6 à 16 tonnes : de 10 à 9.1 %
Porteurs de 16 à 19 tonnes : de 31,9 à 40.7% (1er)
Porteurs 19 tonnes : de 17,1 à 19.3 % (2e)
Porteurs de plus de 19 tonnes : de 21,1 à 21.2 % (2e)
Porteurs (total) : de 14,8 à 16.3 % (3e)
Tracteurs : de 20,1 à 20.9 % (2e)

10/01/2013  |  Claude Yvens

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