warehouse_and_logistics
FR - NL Home >  News > Economie




 
Le transport de marchandises en nette augmentation d'ici 2030

go back print this page     send page by mail     Comments
Le transport de marchandises va fortement croître dans les 18 prochaines années : entre 2008 et 2030, le nombre total de tonnes-kilomètres augmentera de 68%. C'est ce que prévoit le Bureau fédéral du Plan qui a réalisé une étude relative à l'évolution des transports d'ici 2030. Le transport routier restera prépondérant: 71% des tonnes kilomètres, dont 67% par camion, seront transportées sur nos routes. En cinq graphiques (cliquez sur les liens correspondants en bas de chaque paragraphe), voici les principales perspectives mises en lumière par cette étude:

• Graphique 1 : l' étude montre une évolution très importante d' ici 2030 des sorties (+94%) par rapport au transport national (+52%). « L'évolution des tonnes-kilomètres est liée à l'évolution des tonnes transportées. Ces dernières étant, entre autres, liées à l'évolution des variables macroéconomiques telles que la production de biens, les importations de biens et les exportations de biens », commente Marie Vandresse, attachée de l' équipe Energie-Transport au Bureau fédéral du Plan. « Par rapport à 2008, la projection de référence table sur une hausse de 46% pour la production de biens, de 88% pour les exportations et de 81% pour les importations. L'évolution plus élevée pour les importations et les exportations expliquent les évolutions plus importantes des tkm depuis la Belgique (+94%) et vers la Belgique (+76%). »

Téléchargez le graphique 1 du Bureau fédéral du Plan

 

• Graphique 2 : on peut observer que d' ici 2030, l' utilisation de la camionnette évolue fortement en Belgique (+71% au niveau national) comparé à l' utilisation du camion (+44%). Un glissement des camions vers les utilitaires légers est à prévoir. Pourquoi cette évolution ? « Les hausses en pourcentage doivent être mises en relation avec les valeurs absolues. La hausse des camionnettes est certes importante, mais elle doit être relativisée par rapport à la part des camionnettes dans le nombre total de tkm », prévient Marie Vandresse. « Malgré des taux de croissance différents selon le mode de transport, les parts modales restent relativement identiques. » On remarque cependant une légère augmentation de la part modale pour les trains et les barges : le trafic routier va fortement augmenter d' ici 2030, ce qui va engendrer une hausse du coût en temps pour les transports routiers. Il est probable que certains transporteurs se tournent alors vers le transport ferroviaire et le transport fluvial qui présenteront un coût plus intéressant.

L'augmentation de la part modale pour les camionnettes s'expliquent davantage par l'évolution du type de biens transportés, plutôt que par l'évolution du coût généralisé (= coût monétaire + coût en temps). »

Téléchargez le graphique 2 du Bureau fédéral du Plan


• Graphique 3
: autre prévision, en 2030, la vitesse moyenne des véhicules sur le réseau routier belge diminue (-29% en heure de pointe par rapport à 2008, -16% en période creuse). « La croissance du transport de personnes et de marchandises conduit à une détérioration soutenue des conditions de circulation qui, sans nouvelles mesures, se reflète par une diminution de la vitesse moyenne sur le réseau routier. A titre d' exemple, en 2008, 1h19 en moyenne était nécessaire aux heures de pointe pour faire 50 km en voiture sur le réseau routier belge. En 2030, il faudra 1h51 pour parcourir la même distance au même moment, soit 32 minutes supplémentaires. Durant les heures creuses, il fallait 41 minutes pour faire 50 km en voiture en 2008, il en faudra 49 en 2030, soit 8 minutes additionnelles. »

Téléchargez le graphique 3 du Bureau fédéral du Plan


• Graphique 4 et graphique 5 : la croissance du transport de marchandises induit une augmentation des émissions directes de gaz à effet de serre dans ce secteur de 12% entre 2008 et 2030 (le transport routier étant responsable à 97% de ces émissions). « Cette évolution s’explique principalement par la hausse de l’activité du transport routier de marchandises qui n’est pas compensée par des améliorations technologiques significatives », explique Marie Vandresse. « Au niveau du transport de personnes, les émissions de gaz à effet de serre restent relativement stables sur l’ensemble de la période. Cette stabilité s’explique en grande partie par les normes strictes imposées aux constructeurs automobiles quant aux émissions de CO2 des nouvelles voitures. De telles normes n'existent pas pour les camions. »

Téléchargez le graphique 4 du Bureau fédéral du Plan

Téléchargez le graphique 5 du Bureau fédéral du Plan



Face à cette série de perspectives, le Bureau fédéral du Plan souligne l’importance de gérer au mieux la hausse de l’activité de transport afin de diminuer/limiter son impact sur l’environnement et la congestion. Plusieurs orientations sont possibles : mesures fiscales visant à réduire l’utilisation du mode routier et favorisant le transfert modal, évolutions technologiques, aménagement du territoire et de l’infrastructure, aménagement du temps de travail…

19/11/2012  |  Astrid Huyghe
go back print this page     send page by mail     Comments
Vos commentaires
Rédigez votre commentaire (max 1000 signes)

En postant un commentaire, je déclare accepter les conditions générales d'utilisation .

Adresse mail

Mot de passe

Pour votre securité, ce champs doit être encodé à chaque commentaire.

-> Mot de passe oublié ?
-> Pas encore inscrit ?