La DIV provoque un écroulement des immatriculations
Après un mois d'avril plutôt correct, les immatriculations de poids lourds se sont littéralement écroulées en mai : de - 32 % en porteurs à - 62 % en semi-remorques. La cause de cette chute brutale n'est pas à trouver dans l'état réel du marché (qui semble se maintenir plus ou moins), mais bien dans la réforme des services de la DIV qui immatriculent les véhicules.
selon le SPF Mobilité et transports, "l’introduction du nouveau système de gestion informatique de la DIV (DIV NEW) a généré certains problèmes directement en lien avec l’application. Les longues files d’attente aux guichets de la DIV et les nombreux rejets dans l'immatriculation par internet (Web DIV) ont été dus au renforcement des contrôles par le nouveau système.
Afin de remédier à ces rejets au niveau du pré-enregistrement effectué par les constructeurs et importateurs, le SPF a marqué son accord pour une réduction temporaire des contrôles. Cette mesure a entrainé une forte diminution des rejets ce qui aura dans les prochains jours une influence importante tant sur le volume des immatriculations que sur la fluidité de leur traitement, en particulier celles faites via WebDIV.
Cette période de transition (réduction des contrôles) permettra à un groupe de travail FEBIAC – importateurs/constructeurs – DIV de préparer d'ici fin septembre l'introduction graduelle d'un système de contrôle plus strict afin de garantir la bonne qualité des données.
Pour rappel, la nouvelle application informatique de la DIV doit permettre de répondre aux exigences Européennes, notamment en ce qui concerne les données d'émissions des véhicules mais aussi aux attentes des Régions pour le développement de leur fiscalité de la mobilité. Elle va permettre également de mettre sur pied une véritable Banque-carrefour des véhicules, d'assurer progressivement une traçabilité complète de ceux-ci, et de mieux lutter contre la fraude à l'assurance et la non-présentation au contrôle technique."
| 04/06/2012 | Claude Yvens
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Ne serait-ce pas plutôt la délocalisation vers les pays de l'Est, où toutes les sociétés de transport ouvrent des filiales ?