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Jean-Claude Delen (DHL) : " Notre secteur est devenu un marché d'acheteurs "

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Vous venez d' inaugurer une plate-forme unique de 23.000 m2 à Brucargo. En quoi améliore-t-elle l’efficacité de votre travail ?
J-C Delen : En regroupant trois sites en un, nous supprimons toute forme de duplication au niveau de la gestion, des systèmes et du matériel. Ce n’est pas qu’une question de communication. Avec nos trois anciens sites, nous devions parfois transférer du fret en transit d’un bâtiment à l’autre pour qu’il arrive en zone export. Aujourd’hui, c’est du passé… Pour le client, cela signifie aussi que nous sommes disponibles sous un seul toit, et 24 heures sur 24.

Comment a évolué l’emploi ?
JCD : En gagnant des parts de marché, nous avons réussi à maintenir le volume de l’emploi à temps plein. Nous avons même pu embaucher une équipe en plus dans le magasin. C’est une belle réussite dans une période économiquement difficile.

Au-delà des aspects opérationnels, quelle est la valeur symbolique de cet investissement ?
JCD : C’est un geste fort de DHL. Il apporte une note d’optimisme dans la situation globale difficile. Il concrétise aussi une volonté d’investissement dans les forces de vente, le matériel et les systèmes qui se traduira encore par la mise sur pied d’une nouvelle plate-forme informatique SAP mondiale, pour laquelle la Belgique sera pays-pilote.

Pourtant, votre collègue Danny Van Himste a eu des mots assez durs sur l’attractivité de la Belgique pour les investisseurs…
JCD : Il a raison. Nous ne sommes plus incontournables. La pression sociale et salariale est telle que nous perdons des contrats importants non seulement au profit des pays voisins, mais même au profit d’une plate-forme comme Dubai. Et dans ce domaine, je vois peu de raisons de croire à une éclaircie prochaine.

Votre croissance s’effectuera donc davantage par les parts de marché que par la taille du gâteau…
JCD : C’est tout à fait ça. Nous gagnons des parts de marché en mettant notre valeur ajoutée en avant, mais je ne pense toujours pas que le deuxième trimestre marquera une progression du marché global. Je m’attends à une stagnation, tout comme celle que nous avons connue au premier trimestre. Dans un marché comme celui-là, où le transport est devenu un produit de commodité, ce sont les acheteurs qui décident. C’est nouveau, et je ne sais pas combien de temps cela durera.

17/05/2013  |  Claude Yvens
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