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Gobo: Vers un avenir multimodal

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> Gobo investit dans Railport Lanaken
> Gobo veut intensifier sa présence commerciale dans l'Euregio Meuse-Rhin
> Membre actif du réseau Astre avec 160 transporteurs majoritairement français


Gobo, entreprise familiale de Lanaken, s' ouvre de nouvelles perspectives en investissant dans le multimodal. Un exemple récent : le terminal Railport de Lanaken, qui permet à Gobo d'organiser le transport par voie ferrée et par la navigation intérieure à partir de ses propres magasins. Depuis l' an dernier, ceux-ci peuvent même accueillir les trains grâce à une voie qui longe les bâtiments. Celle-ci fait partie d’une ancienne liaison en partie rétablie pour les besoins du trafic de et vers Maastricht. C’est aussi là qu’un nouveau terminal ferroviaire a vu le jour : Railport Lanaken, une initiative de Gobo et Container Terminal Stein (à son tour une collaboration de Meulenberg et Wessem Port Service). Le terminal ferroviaire se trouve aussi près du terminal de navigation intérieure de Lanaken, géré par Wessem Port Service.

« Le multimodal est l’avenir du transport, j’en suis convaincu. C’est pourquoi nous nous y préparons concrètement. Les raisons ne manquent pas. Aujourd’hui, déjà, pour éviter les embouteillages, nous n’allons presque plus chercher de conteneurs à Anvers ou à Rotterdam. Nous les faisons venir au Limbourg par péniche ou par train, pour les réceptionner dans un des terminaux multimodaux. Ajoutons à cela qu’il devient difficile de dégager une bonne marge dans le transport longue distance. Sur ce plan aussi, le rail et la voie fluviale deviennent des solutions à part entière. Cela dit, je ne suis pas naïf : les transbordeurs vont toujours choisir le moyen de transport le moins cher. Ce sera parfois le rail, parfois la péniche, souvent le camion. En attendant, nous avons l’intention de créer une liaison régulière entre Railport Lanaken et Vérone, en Italie. La crise a retardé ce lancement. Nous ne sommes pas sûrs d’avoir assez de volumes à transporter régulièrement. Nous envisageons aussi des lignes vers l’Espagne et l’Europe de l'Est », explique Jurgen Gobyn, directeur général de Gobo.

Notre interlocuteur est aussi convaincu que la percée viendra d’une présence commerciale au niveau d'une zone plus vaste, comme l'Euregio Meuse-Rhin. « Nous devons acheminer vers Lanaken davantage de volumes provenant d'entreprises lointaines. Dès que les trains seront remplis à 80%, nous inaugurerons une liaison régulière. Il sera alors plus facile de compléter avec des cargaisons occasionnelles. »

Pour le reste, Jurgen Gobyn attend beaucoup des initiatives des administrations des communes de Lanaken et Maastricht, qui cherchent à développer d'autres terrains industriels à proximité. Lanaken donne la priorité aux entreprises qui transportent par la voie fluviale ou ferroviaire. Cette approche multimodale s’inscrit aussi dans la philosophie durable de l’entreprise, qui a réalisé une série d’investissements pour limiter ses émissions de CO2 et protéger l’environnement.  L’installation de panneaux solaires, la récupération des eaux de lavage, mais aussi et surtout le certificat Lean and Green : grâce à ces efforts, en cinq ans, Gobo a pu réduire de plus de 30% ses émissions de CO2.

50 ans de transport

Gobo vient de fêter son 50e anniversaire, mais le transport est présent dans les gènes de la famille depuis encore plus longtemps. « Mon grand-père a commencé par transporter les mineurs dans un bus en 1954, raconte Jurgen Gobyn. Cette activité a débouché sur la création de deux entreprises : Heidebloem pour le transport de personnes (25 autobus), et Gobo pour le transport de fret (70 tracteurs et 150 semi-remorques). »

Gobo se spécialise dans le transport de colis, de citernes et de conteneurs, ainsi que dans les services logistiques. En ce qui concerne les colis, l’entreprise opère à destination de la France et du Benelux, à bord de camions bâchés. Les grands clients sont des industriels comme Sappi (papier) et Sabic (plastiques), qui exercent tous deux des activités de part et d'autre de la Meuse, au Limbourg belge et néerlandais. Gobo roule aussi pour les entreprises voisines : Silmaco, Imris et Celanese. « Nous investissons activement dans la qualité et l’efficience. Les véhicules sont souvent équipés d'antivols, de systèmes de chargement Joloda, de doubles planchers et de smartboards pour surveiller et ajuster la charge des essieux. Nous avons aussi un petit site en Slovaquie, dont les vingt camions sont surtout affectés au transport international longue distance. »

Gobo investit également dans l’entretien de son propre parc en construisant un nouvel atelier. À Lanaken, Gobo dispose par ailleurs de quatre magasins destinés au stockage pour les clients, à quoi il faut ajouter des services comme le remballage, la palettisation, le remplissage et le vidage de conteneurs, etc.

Collaboration

Membre actif du réseau Astre, qui regroupe 160 entreprises majoritairement françaises, Gobo échange du fret avec des collègues. Le réseau ne possède pas seulement des crossdocks communs (les plus grands se trouvent à Paris et Bruxelles), mais exploite aussi un même système informatique qui uniformise l’ensemble des opérations, jusqu’à l’étiquetage des marchandises.  « La collaboration nous aide à garantir un bon service à nos clients. Grâce à Astre, nous pouvons aussi participer en groupe aux grands appels d’offres. Il nous arrive de nous mettre à vingt pour remporter un gros marché », conclut Jurgen Cobyn.

30/04/2013 55 |  Peter Ooms
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