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ECG Conference 2011 : la logistique inféodée à la finance

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La conférence annuelle d’ECG s’est déroulée sur fond de tensions à géométrie variable entre acheteurs de transport et prestataires. Des prestataires qui, aux dires du président Baldissara, n’auront pas les reins assez solides pour résister à une deuxième crise majeure en trois ans.

La question à ne pas poser à un acheteur de transport d’un grand groupe automobile est : « Tous les maillons de vos chaînes logistiques, jusqu’à celui qui paie le chauffeur et finance le camion qui transporte vos voitures, ont-ils le droit de gagner leur vie correctement ? » Nous n’y avons reçu que des réponses vagues et des sourires embarrassés.

Clauses diesel

Cette question résume pourtant bien la teneur de cette conférence 2011 de la fédération des logisticiens de l’automobile. Et révèle de plus en plus de tensions entre les prestataires ‘asset-based’ qui prennent encore le risque de trouver véhicules et chauffeurs et les 3 ou 4 PL, accusés de prendre à leur profit la plus belle part du gâteau et de faire du transport proprement dit une simple commodité.

Les discours de façade sont pourtant rassurants : « La qualité de nos prestataires logistiques sont un élément de notre compétitivité, et la force d’une chaîne d’approvisionnement dépendra toujours de son maillon le plus faible. » (Levent Yuksel, Toyota) « Les contrats à moyen et long terme sont indispensables pour nous assurer une capacité de transport suffisante. » (Egon Christ, Daimler). « Pour aider nos transporteurs à faire face à l’augmentation des prix du carburant, nous adaptons nos prix de transport chaque trimestre.» (le même)

Certes, mais l’introduction de clauses diesel imposées par le donneur d’ordres recèle souvent un piège pour le transporteur, dans la mesure où l’acheteur part souvent d’une part de 20 % du carburant dans le prix de revient, ce qui est largement inférieur à la réalité dans tous les pays, et certainement dans les pays où les salaires des chauffeurs pèsent moins (54 % en Turquie !). Il faudrait pouvoir adapter les clauses diesel à la réalité du prix de revient de chaque pays… mais il est impossible de travailler avec des clauses standardisées au risque de fâcher les autorités anti-trust (et ce sujet est sensibles chez les constructeurs automobiles…). Et ce n’est qu’un exemple…

Est-ce par désenchantement ? Un des acheteurs présents l’a reconnu devant toute l’assemblée : « Ce sont nos directions financières qui détruisent la qualité de nos processus de distribution. » Pas sûr d’un directeur financier accepterait l’invitation d’ECG l’an prochain…

Les bonnes nouvelles

- Une meilleure intégration des réseaux de transport permettrait de réduire les retours à vide. (Egon Christ, Daimler)
- Quand il faut parfois 6 heures pour charger un véhicule, c’est qu’une forte optimisation des processus est possible. (Chris De Baere, Volvo Logistics)
- Un groupe de travail regroupant l’ECG (les logisticiens) et l’ACEA (les constructeurs) va se réunir pour la première fois le 14 décembre.

20/11/2011  | 10 Claude Yvens
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